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Hello ! Je m'appelle Pierre

Je suis Data Analyst

Mon métier en 5 mots

Mes tribus

Ce métier est passionnant car aujourd'hui il y a des données partout. Les gens parlent des objets connectés, de la télévision connectée, des audiences TV, du nombre de vues sur un site web ou une vidéo, du nombre de fan et de followers sur les réseaux sociaux, etc... Mais peu de gens savent que c'est un réel métier que de traiter et structurer toutes ces informations.
De fait, avec ce métier, j'évolue à la pointe de la technologie et de l'actualité des médias. Les plate-formes changent tout le temps (arrivée de Snapchat, de Netflix et de la réalité virtuelle par exemple), donc je suis amené à travailler avec tout le monde dans l'entreprise et à suivre l'actualité. J'échange donc avec les webmasters des sites web, les développeurs qui créent les applications, les équipes marketing et les régies publicitaires qui font des événements pour nos chaînes, et même avec les équipes de programmation de l'antenne (ceux qui choisissent ce qui passe à la TV et à quelle heure).
Je rencontre beaucoup de personnalités ayant des métiers complètement différents, et je les conseille en leur donnant mon avis sur leur activité. C'est passionnant !
  • Imaginez que vous rencontrez quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de votre métier lors d'un dîner. Comment lui décririez-vous ?

    Je travaille pour plusieurs chaînes de télévision et pour leurs sites web. Mon travail, c'est de regarder combien de personnes regardent nos chaînes, nos applications et nos sites web, et quels sont les critères qui définissent ces personnes (quels âges ont-ils ? où vivent-ils ? quelles sont leurs passions ? etc...). Cela me permet d'aider les équipes marketing à adapter leur publicités en fonction des envies et des goûts des gens qui aiment leurs marques. C'est également moi qui envoie les mails de publicité de l'entreprise aux clients qui le désirent.
  • Votre plus beau souvenir au travail ?

    Mon plus beau souvenir date du jour où j'ai envoyé ma première newsletter. J'ai passé 6 mois à mettre en place un logiciel me permettant de collecter les adresses mail de tous les clients de nos marques et de toutes les personnes qui souhaitaient recevoir nos informations. Puis, j'ai designé (créé graphiquement) une newsletter que j'ai envoyé à plus de 20 000 personnes. C'était gratifiant de se dire qu'après 6 mois de travail, on serait capable d'envoyer des messages funs à nos clients pour leur faire aimer la chaîne, les prévenir de ce que l'on diffusera sur nos chaînes TV et sur nos sites web, ou leur faire gagner des cadeaux. Entre autres, j'ai envoyé des mails pour inviter les clients fans de jeux vidéos à la Paris Games Week par exemple.
  • Votre plus grand moment de solitude ?

    Le plus grand moment de solitude arrive toujours au début dans ce métier. En effet, quand on arrive dans une entreprise qui ne stocke pas toujours bien ses données, on doit aller à la pêche aux informations pour savoir qui possède telle ou telle donnée. J'ai donc du contacter toutes les équipes Digitales, Marketing, Programmation, etc... pour savoir qui stockait les mails, où, quand, et comment. Au début, c'est très effrayant car tout est désorganisé lorsque l'entreprise n'a jamais réalisé un tel inventaire. On n'en voit pas le bout ! Mais une fois que c'est en place, on réalise que l'on a rangé plein de choses éparses et qu'on les a structuré. C'est très gratifiant de se dire que l'on maîtrise un modèle de données et que l'on a faire gagner du temps à tout le monde on les aidant à s'organiser.
  • Le truc que personne ne dit jamais sur votre métier et qu'il faut absolument savoir ?

    Il faut être rigoureux et très consciencieux.
    Lorsque l'on traite et analyse des données personnelles (adresses mails, code postaux, âge des clients par exemple), il ne faut jamais oublier que ce sont des informations intimes qui ne doivent pas être données à tout le monde. Voudriez-vous que l'on raconte votre vie à n'importe qui ? Non.
    De fait, il faut toujours être méticuleux lorsque l'on traite des données, faire en sorte qu'elles soient en sécurité, ne pas les transmettre à n'importe qui, et ne pas solliciter quelqu'un qui ne veut pas recevoir de pub.
    Toutes ces précautions sont ordonnées par la CNIL, un organisme légal qui protège les clients en France, mais elles sont parfois trop peu considérées. Mon métier nécessite donc de la précision (ne pas faire n'importe quoi avec les informations), de l'intégrité (ne pas les transmettre) et du recul (ne pas les interpréter n'importe comment).
  • Une chose que vous devez faire régulièrement et dont vous vous passeriez bien ?

    Les données étant disponibles partout et à tout instant, la plupart du temps il faut faire des rapports pour les interpréter. Par exemple, pour un site web je vais regarder tous les lundis un rapport sur la semaine passée afin de savoir quelle page a été la plus vue, combien de personnes sont venues sur mon site, etc...C'est très long de faire un rapport qui soit très exhaustif.
    Néanmoins, comme nous (les data analysts) sommes des gens malins (et flemmards), nous automatisons les rapports à chaque fois que c'est possible via des outils (logiciels).
    C'est donc un métier qui recherche toujours l'optimisation. Pour toute chose régulière qui ne nous épanoui pas, nous réfléchissons à la meilleure manière de nous en débarrasser en l'automatisant.
  • Votre trait de personnalité le plus fort ?

    Je suis sociable (empathique).
  • La valeur la plus importante pour vous ?

    Le bonheur.
  • C'est quoi "réussir" dans votre métier ?

    Réussir pour moi, c'est créer de la valeur pour tout le monde. Pour les gens qui regardent nos chaînes, pour l'équipe avec qui je travaille, pour ma hiérarchie, et pour moi-même. Réussir c'est s'enrichir en enrichissant tous ceux qui nous entourent (et je ne parle pas d'argent).
    Réussir dans mon métier, c'est apporter une interprétation des données qui permettra à toute mon entreprise de mieux comprendre ce qui plaît au gens qui aiment nos marques, et de leur expliquer ce qu'ils doivent faire pour que ça marche. Par exemple, si on diffuse une émission qui ne plaît à personne, grâce aux données je peux montrer que cela ne marche pas et je peux aussi proposer un autre programme susceptible d'interésser nos auditeurs. Tout le monde y gagne car notre travail plaît plus, et il n'est pas réalisé en vain.
  • Comment voyez-vous votre métier dans 10 ans ?

    Je le vois très dense, et d'une importance cruciale dans la société.
    En effet, plus le temps avance, plus on s'attache aux objets connectés (montres, réveils, téléviseurs, consoles de jeux, smartphones, etc...) et plus il y a de données (on parle déjà de big data).
    Dans 10 ans, être data analyste sera très important car il y aura de plus en plus de données et il faudra mettre en place des outils nécessaires pour les traiter tout en respectant la notion d'intégrité. Les impôts seront traités de cette manière, au même titre que les transports en commun, les abonnements digitaux, voire même la médecine !
  • Quand vous étiez au collège ou au lycée, qu'est-ce que vous vouliez faire plus tard ?

    Au Collège, je voulais faire chirurgien. Mais après un stage de 3ème en bloc opératoire, j'ai réalisé que c'était un métier très manuel, très mécanique (bien qu'avec un background culturel très riche). Puis, étant passionné par les mathématiques et la physique au Lycée, j'ai voulu faire ingénieur mais je ne savais pas du tout dans quel domaine. L'informatique me plaisait, mais l'informatique c'est très vaste !
  • Combien de métiers avez vous exercé avant celui-ci, et lesquels ?

    C'est mon premier emploi. Néanmoins, j'ai réalisé un stage de fin d'étude en tant qu'Ingénieur de Recherche et Développement. J'étais développeur (codeur) en traitement de l'image. Je créais des simulations informatiques capables d'utiliser une image et de simuler la prise de cette image en photo en fonction de différents paramètres (luminosité, distance par rapport à un objet, etc...). C'était très interéssant et surtout très technique.
  • Aujourd'hui, que diriez-vous à la personne que vous étiez quand vous aviez 15 ans ?

    L'important c'est de se rapprocher de ce qui nous passionne mais de ne pas se focaliser uniquement dessus. Par exemple, si j'aime les jeux vidéos et que je veux travailler dans ce domaine, il ne s'agit pas que de jouer aux jeux vidéos ! Il faut s'intéresser à ce qu'est un développeur, un graphiste, un level designer, un chef de produit, voire même un directeur de ressources humaines dans ce milieu. Il ne faut jamais se fermer à la culture qu'elle quelle soit car le savoir est un luxe et peut être réutilisé dans tous les domaines. Si on aime les mathématiques, il faut s'efforcer de regarder tous les champs dans lesquels les mathématiques sont utilisés ou interprétées (médecine, informatique, nature, automobile, etc...).
    Et aussi essayer de ne jamais prioriser des matières par rapport à d'autres dans le cursus scolaire. La maîtrise du Français est FONDAMENTALE dans l'entreprise, aussi fort que l'on puisse être en physique ou en compta. Enfin, il faut savoir cultiver des passions et activités extra-scolaires telles que le sport où la musiques. C'est activités nous apprennent beaucoup de choses sur nous même et sur les autres car tôt où tard nous sommes amenés à travailler en équipe et donc à faire des compromis avec les sentiments et les caractères des autres. Connaître ses limites et les limites des autres, être sociable et empathique c'est très important.
  • Une dernière chose avant de vous laisser filer : pourquoi avez-vous décidé de transmettre le kiff de votre métier?

    Parce que, lorsque j'étais plus jeune, je ne savais pas quel serait mon futur métier, et que j'aurais été ravi de lire des témoignages grâce auxquels j'aurai pu dire "ça c'est ce que je veux faire" ou "ça, c'est pas pour moi ! "
  • Merci Pierre :)

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